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Tu t’accordes
Avec l’assoupissement

Pour un instant de sclérose

Tes mots
Se contractent
Se répètent
Sur l’immense page molle

Ils s’articulent
Dans l’effacement
D’une parole vitale

Avec la mort sous-jacente
Pour une lumière minuscule

Tu te noieras s’il le faut
Dans les ponctuations
Du dégoût








La main du poème
Porte les ongles de l’improbable
Et du souvenir

Sois ici

Quand elle viendra
Se poser
Sur ton épaule

Oscillant entre tes jours
Et mes nuits

Le poème est l’infranchissable
Éphémère








Ne pas regarder
Au risque de s’en remettre au gris
Ce qu’il reste du paysage
Là où le cri et le silence se disputent
Les résidus d’une lueur
Improbable
Mélange d’interrogation et de neige
Que tu perds de vue
Comme un prénom








L’œil mesure ce qu’il cède au morne
Là où chaque pensée cesse de résister
Dans un dernier spasme
Rien ne retient l’abandon aux nervures
Sous le scintillement du chaos
Ruisselle chaque goutte de chair
Comme un empressement dans une fuite en avant
A se démettre l’esprit
Quelque part les yeux s’aveuglent
A ne plus lire que du feu
S’écornent les bouches
Sous la pression de la fièvre
La peau n’est plus à personne
Puisque tout n’est que disparition








De la nuit
Ramenons l’autre
Peau
Élimée

L’ombre à la fenêtre

Comptabilise
Les robes des croix

Sous peu
Il faudra déchirer l’aube
Pour sonder l’horizon

Jusqu’au reste d’un souffle







Christophe Bregaint est né en 1970 à Paris, où il vit toujours. Il a publié dans les revues : Decharge, Le Capital des Mots, Les tas de mots, Traction Brabant, Le Cafard Hérétique, Paysages Ecrits, Incertain Regard, Revue Créatures….





Son compte sur Facebook : https://www.facebook.com/ChrisBregaintpoesiemuziketc






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