Revue de poésie contemporaine

Le mouchoir suivi de Les cailles

L

« Au flanc de la mon­tagne, le vil­lage : un trou­peau ter­reux, et elle sa ber­gère dans l’immobile, comme l’était pour l’autre trou­peau, le blanc, au cime­tière, la mort. »

Ilìas Papa­mos­khos & Fré­dé­ric Jac­quin
Tra­duit du grec par Myr­to Gondicas

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Auteur(s) / Artiste(s)

Ilìas Papamoskhos

Né en 1967, il est géologue de formation et a exercé divers métiers avant de se consacrer uniquement à l’écriture ; il a publié six recueils de nouvelles.

Beaucoup d’entre elles témoignent  de son attachement profond à sa ville natale, Kastoria, en Grèce du Nord ; plusieurs ont d’ailleurs connu une première publication dans un journal de cette ville.

C’est le seul genre qu’il pratique, mais ses textes, par leur densité et la richesse des images, qui construisent une vision du monde à la fois noire, sensuelle et pleine de compassion pour les êtres vivants, frôlent constamment la poésie.

Récipiendaire du Prix national du récit court (2016), il est traduit en suédois, albanais et français ; pour le français, aux éditions Le Miel des anges, dans deux anthologies de nouvelles et avec le recueil Le Renard dans l’escalier (2018), traduit par Myrto Gondicas  et Michel Volkovitch.

Bibliographie
  • Καλό ταξίδι, κούκλα μου (Bon voyage, poupée ; 2004)
  • Του χρόνου κυνήγια (Gibiers du temps ; 2005)
  • Λειψή αριθμητική (Arithmétique incomplète ; 2009)
  • Ο μυς της καρδιάς (Le Muscle du cœur ; 2011)
  • Η αλεπού της σκάλας (Le Renard dans l’escalier ; 2015)
  • Η μνήμη του ξύλου (La mémoire du bois ; 2019)
Frédéric Jacquin

A la suite de mon diplôme des beaux-arts obtenu à l' académie Rietveld d'Amsterdam en 1996, section verre et dessin, j'ai travaillé durant de longues années au pastel sec.
En parallèle, je dessinais beaucoup au crayon des natures mortes, des paysages et des portraits.
Je faisais ce que j'appellerais mes gammes, ressentant le besoin de me confronter au motif, à la simple réalité d'une pomme, à son volume, à sa tessiture et à la lumière qui la baignait.
Avec le pastel sec, j'engageais la couleur et la matière, procédant par multiples couches avant d'obtenir les effets recherchés. Mes sujets étaient les mêmes : portraits, paysages, natures mortes.
Je me suis mis tardivement à l'huile. J'ai d'abord appris à tendre une toile et à la préparer. Première étape déjà gonflée d'une présence, d'une armature imaginaire qui déroulait dans mon esprit des images comme des tableaux merveilleux et aboutis.
La peinture à l'huile m'a emmené vers le paysage quasi exclusivement, et vers une représentation abstraite au sens où la réalité extérieure disparait au profit d'une recombinaison inédite, inventée, purement construite à partir du souvenir, de l'imagination, d'un vécu longuement digéré et d'une attente incalculable.
Je procède durant des mois, des années, apposant couche après couche jusqu'à ce que la toile dévoile petit à petit la naissance d'un signe formel qui fait mouche dans mon esprit. Je travaille jusqu'à l'obtention d'un rayonnement autonome de l'image qui ne s'épuise plus dans le regard que je lui porte. Je laisse alors la peinture vivre sa propre existence.
Depuis plus de vingt ans, j'ai exposé dans de nombreux endroits à Paris et en province.
Mon travail est par ailleurs visible sur mon site fredericjacquin.fr

 

Myrto Gondicas

Née en 1957, traductrice, elle a travaillé sur de nombreux textes en grec ancien, notamment pour le théâtre, et dirigé la publication de deux antholologies du théâtre grec moderne (2014 et 2015) sous l’égide de la Maison Antoine Vitez ; elle est membre du comité de rédaction de la revue Phoenix.

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