Revue de poésie contemporaine

Sans bornes est le désert

S

« Sans bornes est le désert
sans bornes et sans per­sonne.
Un vide qui s’étire
Une dis­tance entre des absents
Une durée qui s’éternise
Des grains de sable entre les dents
Des gouttes une à une dans le silence
Des billes de métal qui se heurtent dans la tête
Aucune limite à l’attente
La lame d’un cou­teau posé sur une table
Un moi dont on ne sait que faire »

Poème de Jean Marc Sour­dillon
Aqua­relles de Cathe­rine Sour­dillon

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Auteur(s) / Artiste(s)

Jean-Marc Sourdillon

né en 1961. Enseigne les lettres en  khâgne à Saint-Germain-en-Laye après avoir enseigné à l’Institut français de Madrid et à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches. Ont compté pour lui d’une manière décisive la découverte, à l’âge de 15 ans, des Cévennes ainsi que les rencontres avec les œuvres de  Philippe Jaccottet et de María Zambrano. Il a édité  la première dans la Pléiade et traduit la seconde aux éditions Jérôme Millon. Il a publié des nouvelles : Les voix de Véronique (2017) aux éditions du Bateau fantôme ; un livre de proses poétiques : La vie discontinue (2017) aux éditions La Part commune et des livres de poèmes : Les Tourterelles (avec une préface de Philippe Jaccottet et des encres d'Isabelle Raviolo, Prix du premier recueil de poèmes 2009), Les Miens de personne (avec une préface de Jean-Pierre Lemaire et seize lavis de Gilles Sacksick, 2010) aux éditions La Dame d'onze heures ; Dix secondes tigre (2011), En vue de naître (2017) aux éditions L'Arrière-pays. Ce dernier titre indique l'orientation principale de son travail.

Catherine Sourdillon

née en 1964, a grandi dans un petit village du Cantal.

A 20 ans elle poursuit ses études en psychologie en même temps qu'elle découvre Paris et l'aquarelle.

Elle ne les aura jamais quittés.

Elle pratique une aquarelle libre et affranchie de tout dogme. "Ni tout humide ni tout sec", avec une gestuelle rapide en accord avec ses émotions et un choix de couleurs parfois inattendu toujours instinctif.

Elle ne se sent pas piégée par la réalité du sujet. Elle la simplifie pour ne garder que ce qu'il lui importe de montrer. Elle aime être surprise par le jeu des pigments dans l'eau : il lui donne la direction à suivre pour mieux rendre visibles ses impressions intérieures.

Peindre de cette façon est un geste qui véritablement libère.

Elle a collaboré avec des poètes pour des livres d'art et  a illustré leurs recueils dans différentes maisons d'édition.  Elle a obtenu des prix à différents salons régionaux,  a été invitée d'honneur à Vernouillet en 2015.

Elle donne des cours d'aquarelle dans la région parisienne.

Son site : ktaqua.e-monsite.com

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