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Lion

Epars - Vincent Motard-Avargues




Il traversait des blocs d’histoire
tel une rivière frêle, sans lit
fil cousant les morceaux chaotiques.
Il traversait aussi une toile verte dans l’air,
verticale — la sienne —
prenant soin de ne pas dépasser
son plan :
— si la tête ou un bras dépassait,
il paniquait,
se retirait du cadre.
Ensuite joyeux
pour sa réussite.

Mais ô, combien
son ombre de jeune lion
sur la terre blanche
lui manquait !

Texte : Sanda Voïca
Image : Epars, Vincent Motard-Avargues

HORS

Humain Vincent Motard-Avargues




Par la fenêtre : couleurs vives jusqu’au ciel.
Les dernières nouvelles du monde : affolement.
On ne voulait pas de ça.
On s’y figeait.
L’avancement du mal
stoppé
par des fleurs de glace
en bas sur la vitre.
Nous aplatis,
jetés du cadre
dans le ciel.
Des nuages sépia :
la seule couleur libre !
Leur chant ad hoc
rendait la vie
enfin possible.

Humaine.

Texte : Sanda Voïca
Image : Humain, Vincent Motard-Avargues


Sanda Voïca

sur son blog, « Le livre des proverbes nouveaux », dans la rubrique « Présence ailleurs », des détails sur sa présence littéraire.
Initiatrice et rédactrice-en-chef de la revue « Paysages écrits ».

Vincent Motard-Avargues

VMA, né à Bordeaux, où vit et travaille ; exerce la photo en amateur ; a créé la revue en ligne Ce Qui Reste.

Son site : http://www.vimoav.com







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