Skip navigation






Je pose ma main sur la lumière de l’aurore
pour caresser le jour

Les couleurs sont encore assoupies
mais les arbres bavardent dans les souffles du vent

Sur le chemin de terre-ciel
un enfant danse et rit












Silence entre les appels des oiseaux

L’air………entre les branches………est suspendu au bleu

Au bord du rien
l’instant écoute












Déplace les brumes

ouvre le chant de l’eau

Accepte le non des fleurs
leur mélancolie de mandoline

Rien ne demeure

Et si ta porte tremble
laisse passer le vent












Je marche au milieu des secrets de novembre

Il n’y a plus de fruits sauvages
Les corbeaux croassent dans le ciel vide

Que devient la lumière quand elle disparaît ?












L’hiver

sur la page de l’aube
les branches
respectueusement
délivrent
les étranges secrets
que conservait la nuit










Roselyne Sibille vit en Provence, écrit et traduit de la poésie, anime des ateliers d’écriture, et accompagne des randonnées à l’étranger, entre autres dans le Sahara.

Elle co-crée avec de nombreux artistes, fait des lectures musicales et participe à des expositions.
Parmi ses publications : « au chant des transparences » (2001) et « Lumière froissée » (2010) chez Voix d’encre, « Versants » et « Tournoiements » chez Lucie éditions, « L’appel muet » (2012) et « La migration des papillons » (2013), recueil à deux voix avec Sabine Huynh, aux éditions La Porte, « Ombre monde » aux éditions Moires (2014).
Elle écrit aussi des récits de voyage, publiés en revues.






%d blogueurs aiment cette page :