Revue de poésie contemporaine

Chemins de traverse pour lieux reculés

C

« La porte pour l’invisible
est visible
La porte cachée
n’est pas cachée
Je la franchis éternellement
sans la voir
Je suis ce que je suis
Et serai
ce que je serai »

Poèmes de Lawrence Ferlinghetti
Dessins de Franklin
Traduction française : Thierry Gillybœuf

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Auteur(s) / Artiste(s)

Lawrence Ferlinghetti

Lawrence Ferlinghetti est né en 1919 dans le Bronx, dans une famille sépharade. Sa mère appartient à la famille franco-portugaise fondatrice de l’entreprise Monsanto. Son père est né en Italie et a émigré aux États-Unis à dix-huit ans. Il est mort six mois avant la naissance de son fils qui a été élevé par sa tante française, quand sa mère a été internée. Après des études à l’Université de Chapel Hill en Caroline du Nord, il s’enrôle dans la marine américaine pendant la guerre et participe au débarquement en Normandie. Il décroche ensuite un diplôme à l’Université de Colombia et un doctorat à la Sorbonne, où il rencontre Kenneth Rexroth. Après s’être marié à Selden Kirby-Smith, dans les années 1950, il enseigne le français à San Francisco, peint et rédige quelques critiques littéraires, avant d’ouvrir la maison d’édition City Lights Bookstore spécialisée dans la poésie, où paraîtra Howl de Ginsberg, qui lui vaut un procès retentissant pour obscénité. En 1955, il publie son premier recueil, Pictures of the Gone World, mais c’est le recueil suivant, A Coney Island of the Mind, vendu à plus d’un million d’exemplaires et traduit dans neuf langues, qui lui vaut une immense célébrité. Proche de la Beat Generation, anarchiste spirituel, Ferlinghetti n’a cessé de se consacrer à la peinture et à l’écriture. Il a reçu de nombreuses récompenses et été nommé Poet Laureate de San Francisco en 1998.

Franklin

Mon travail s’inspire fortement de la littérature, de la spiritualité (sensations de déjà-vu et intuitions), illusion hallucinatoire que j’essaie de traduire sous différentes formes avec une minutie de détails, avec des motifs rappelant ceux de pierres précieuses et de textiles, et des personnages en ombre portée qui ont quelque chose d’onirique. Parmi mes autres sources d’inspiration figurent l’ancien folklore, les contes de fée, la poésie, les romans, les crises de fièvre, la perte de conscience et le coma clinique. Je me plonge dans de longues heures de solitude pour réaliser chacun de ces dessins qui peuvent me prendre de deux mois à un an pour les achever. Mais c’est une de mes techniques ; j’en ai d’autres. J’ai passé de nombreuses années à travailler sur une installation intitulée le « Jardin de l’Oubli » et une œuvre d’art constituée d’une série de dessins inspirés par les littératures française et anglaise. L’installation et son ensemble de dessins exposés constituent une expérience de perception agissant sur trois des cinq sens, l’ouïe, la vue et l’odorat. J’utilise le pinceau, le crayon, le stylo, la plume et l’encre. Mes références viennent pour l’essentiel de l’univers de la littérature, et plus particulièrement de la poésie, mais également de l’expressionnisme dans le domaine des Beaux-Arts.

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