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bruit blanc des sphères
silence cacophonique des astres
pépites acérées et halos vagues
dans un ciel d’encre noire
où rien n’est inscrit
sinon la promesse
d’un peu plus de lumière

cette nuit
le silence
touche le ciel












à l’aube

la lumière bat à mes tempes
rebondit contre les murs
chahut des affects ; cette peine
je la murmure
dans ma tête












sur le tamis du jour

demeurent quelques pépites
incandescentes après la pluie
fruits d’un arbre nuage
tombés de l’arc-en-ciel

à leur entour
le soleil s’évapore
la roche ruisselle

(le feu dans tes yeux
a pris sur mon ombre)












petit oiseau
tombe de haut
petit oiseau aux ailes coupées

petit poisson
qui flotte en rond
comme un bouchon, ventre gonflé

petit poisson au fond de l’eau
rêve parfois d’être l’oiseau

petit oiseau dans les nuages
aimerait un jour savoir la nage

sur le dos












avec les ombres projetées

par les regards absents
de visages transparents

est-ce que le temps qui passe

s’efface ?









Homme sans blog, écrivain sans éditeur, Julien Boutreux s’est contenté de faire le malin lors de concours de nouvelles ou de poésie qui lui ont parfois permis une petite diffusion en recueil collectif (Prix du jeune écrivain 2000, Cahiers d’Estieugues…). C’est près de Tours qu’il est né (en 1976), vit encore, rêve chaque nuit et vieillit déjà. Textes dans les revues Rue Alexandre, Traction-brabant, Libelle, …Lapsus, Le Capital des mots.






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