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Versatiles






Ebène





Tu viens à moi dans ta nudité de bronze
Petite enfant secrète, princesse des trois Orients
A petits pas de nuit, tu approches
Et l’ombre claire de tes cheveux
Rêve flottant d’ivoire ou bien songe animal
Recouvre mon ombre

Et l’astre noir de tes yeux
Rêve flottant d’ébène ou bien songe animal
Illumine le soir











Funambule





Tes mains sont de petits animaux délicats
Je marche dans le vide et tu soutiens mes pas
Tes seins sont de menus animaux endormis
Tu marches dans la ville et je vais après toi

Sais-tu que le vertige est un rêve gracile ?
J’ai marché sur le fil et j’allais avec toi
Fil tendu à se rompre, équilibre fragile
Ma vie tient dans mes mains tout autour de ta taille

Ma vie tient dans ta main sur ma nuque, mon cœur











Nuit noire et blanche





Dans la nuit noire de ton regard
J’ai fait ce rêve éveillé
Que la nuit blanche de notre amour
N’avait guère plus été
Qu’un cauchemar
Dissipé par le jour











Attraction céleste





La nuit t’a portée
Sombre et glacée
Au seuil de l’aube où
Sommeil et songe mêlés
Je t’attendais

Soleil mourant, étoile assassinée
Après d’étranges gravitations
Nous revoici fusionnés
Matière au cœur du vide
Pour l’éternité












Au point du jour pourtant

Les hurlements du monde ont brisé notre amour

De cristal










Homme de l’être, être sans blog, est / crie du côté de Tours. Premier souffle en 1976. Textes dans les revues Traction-brabant, Le Capital des mots, Libelle, …Lapsus, L’Ampoule, 17 secondes, Paysages écrits, Les Tas de mots, Microbe.






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