Skip navigation






Exposé.

il s’agit ici de travaux publics
marteau-piqueur pelleteuse port du casque combinaison pioche
percussion du clavier dans la bouche
le boom-bap des yeux sur la page

le plan classique qui vise les halls de gare le métro les bus l’école le marché les établissements publics les ambassades les barrages policiers les hôpitaux le siège d’un journal une caserne la rue

choper les allocs
bien se laisser faisander
puis
se faire oublier comme un colis piégé.












Ce bâtiment c’est un poème

[Un temps]

n’arrive pas à percevoir si
ils le construisent
ou le démolissent

m’accroche encore à ce qui chute
tuiles et gouttières
ouvriers dehors la fenêtre me parle
elle répète le travail vibre 3 étages en-dessous

la fenêtre éclate boostée par un vent de ville
les badges de concerts qui pendent à la poignée s’emmêlent comme des morceaux de temps que l’on mélange

comment cela va-t-il finir ?

plus bas la ville me cherche un travail

le casque sur les oreilles
bientôt je le refuserai

ils ne m’auront pas.











ET LÀ LE MEC ME DIT




Il ne m’est
Jamais arrivé
De presser la gâchette
D’un vrai revolver.

Heureusement.

Mais cela
Ne m’empêche pas aujourd’hui
De me poser la question
Sur quoi je tirerai.









Né en 1983 et résidant à Lyon, Emanuel Campo écrit, dit et joue. Il crée ou participe à des projets scéniques et musicaux, collabore régulièrement avec des metteurs en scène, des chorégraphes, des musiciens, des artistes d’arts visuels… En 2011, il fonde la compagnie Etrange Playground. De 2005 à 2011 il publie dans la revue Némésis (Dijon). Depuis 2012, on peut le lire dans les revues N4728, DéZopilant, Microbe et 17secondes.


Son blog :  http://www.ecampo.fr






%d blogueurs aiment cette page :