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j’habite
minuit
sous ce
soleil
de fer blanc
sorti d’un
vieux petit
rêve
moqueur
usé
rouillé
dessiné à
la craie sur
des ardoises
mouillées












lever les yeux

c’est trop d’effort
les meubles c’est
trop lourd les murs
c’est trop haut
puis un jour repérer
une coccinelle
et à quatre pattes
la suivre la regarder
escalader le gratte-
ciel d’un brin d’herbe
l’Himalaya d’une
fourmilière et
apprendre le
courage du bonheur












doucement s’en vont les ombres

les voilà qui deviennent étrangères
elles s’éloignent silhouettes imprécises
je voudrais les rappeler mais non
il faut les laisser partir disparaître

qui suis-je sans ma douleur
j’ai tant vécu sous son aile
que je suis une rivière
qui a perdu son lit












une pêche dorée

s’est écrasée
sur ma joue

le visage d’un enfant












j’ai joué j’ai perdu

mais qu’est-ce que perdre
dans le temps humain
quand autour de moi
les montagnes s’aiment









Astrid Waliszek vit à Montmartre. Publie poèmes et nouvelles dans des revues papier ou numérique (Dissonances, Paysages écrits, etc) Tient une chronique régulière et avec grand plaisir dans Montmartre à la une. A publié un roman chez Grasset, Topolina. En a trois autres en cours. Enfin, une pièce de théâtre, « Les Ogres », paraîtra en juin 2015 chez Alkémie/Classiques Garnier






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