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Une femme passant la porte
interroge le ciel incertain.
Je ne sus ce qui brûlait,

son sourire ou la peine,
l’éclat sous le voile,
le pas familier de la nuit.

Les mains de la lumière couraient
chantaient le corps.












Je tente un cri

pour un soleil intérieur,
endormi.

Eclore.
Mais de quelle nuit ?












Le soleil épuisait lentement ses rayons,
les ailes de l’oiseau avaient cessé de battre ;
le silence
à l’orée de la vague
scandait notre mémoire.

J’ai vu une lame assiéger le ciel,
reprendre la nuit.












Deux mains

si près de rejoindre.

la persistance d’une voix.

cette autre tentative.

Écoute, entends le chant des corps, séparés,
quand le vent dénoue sa robe froissée ;
les corps s’effacent

dans un désir outrageant de lumière.












J’ai mendié une mer sans rivage,

j’ai rincé mes yeux dans une eau
sourde et noire,
j’ai arpenté la terre aux mille et un miroirs
où la mélancolie se meurt
à l’aube de la pensée.

Je m’obstinais
à déchiffrer l’espace de tes bras,
à distraire la nuit.












Anne-Cécile Causse est née à Limoges en 1985. Dans le cadre de ses études de littérature allemande, elle s’interroge, au regard de l’expérience de la seconde guerre mondiale, sur les rapports entre langage et silence, sur une possible expression de l’intériorité dans les poèmes d’Ingeborg Bachmann. Les rapports entre l’écrivain, la langue et le monde étant bouleversés, la question des limites du langage et d’une possible « voix » littéraire et poétique se pose et son intérêt se porte sur le non-dit, les « creux » du poème, sur cet écart entre compréhension et explication, là où ce qui profondément « signifie », peut s’exprimer.

En 2011, elle participe au concours de poésie organisé par l’Association internationale La Porte des Poètes et remporte un des prix Accessit. Les poèmes seront publiés dans la Revue La Porte des Poètes au printemps 2012.

Elle est publiée dans les revues Le Capital des mots, Neiges, Francopolis, Recours au poème, Arpa, sur le blog Monde en poésie, animé par Brigitte Maillard, ainsi que dans l’anthologie de poésie contemporaine en ligne Poésie maintenant, dirigée par Pierre Maubé.

Son premier recueil, L’Aube, après toi, paraît en mai 2012 chez L’Echappée Belle éditions.






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